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Ethique & pratiques d'élevage

Agriculture Biologique & AOP Pélardon

  • Un engagement au travers de labels de qualité

    Nos chèvres, nos terres ainsi que l’ensemble des produits fabriqués sur la ferme sont en conversion à l’agriculture biologique. Depuis que nous élevons des animaux, nous avons à cœur de favoriser la biodiversité par le biais de nos pratiques d’élevage, et de respecter au mieux les animaux que nous élevons. La question de la labellisation en agriculture biologique ne s’est pas posée mais s’est imposée, nos pratiques respectant déjà le cahier des charges plus encore, ce depuis nos débuts. Nous avons fait le choix de concrétiser ces actions par le label afin d’apporter une garantie supplémentaire à nos clients, et plus globalement, il nous semblait important d’encourager ce mode d’agriculture, qui allie avantageusement des dimensions écologiques, sociales, et d’économie locale qui nous sont chères.

  • L'AOP Pélardon plus en détails

    L’AOP Pélardon est l’une des AOP fromagères les plus engagées qui apporte de nombreux points de garantie à l’amateur de fromages : garanties de bien-être animal et de respect de la nature des chèvres, garantie d’un élevage à taille humaine, garantie d’un fromage  typique du maquis cévenol, etc.

    Ce sont pour toutes ces raisons que nous trouvons ces deux labels complémentaires, l’AOP Pélardon apportant des contraintes (bien légitimes) supplémentaires à l’agriculture biologique, et vice versa. Voici plus en détail quelques points d’importance _selon notre point de vue_exigés par l’AOP Pélardon :

    -    L’élevage doit se localiser dans un territoire défini dans les Cévennes, dans des zones de montagne où les conditions sont difficiles pour les éleveurs (mais dont les chèvres sont très friandes !) : peu de fourrage produit sur place, pentes et climat pouvant être extrêmes. Ce point favorise les petits élevages à taille humaine qui sont très développés dans ces zones où le travail est plus rude ;

    -    Le bien-être et respect de l’animal, le respect des besoins primaires de la chèvre : l’alimentation des chèvres doit provenir en majorité de végétation pâturée en parcours (dans les prés, les garrigues, les landes ou sous les châtaigniers sur au moins 210 jours par an). Dans la même optique, l’apport de céréales est limité à 500 g par jour et par chèvre. C’est pour nous un point très intéressant du cahier des charges, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Pourtant, les chèvres n’ont pas le système digestif adapté pour digérer ce type d’aliments. Nous pouvons leur en donner en quantité raisonnable afin de les soutenir lorsqu’elles produisent leur lait par exemple, sans porter atteinte à leur biologie naturelle et sans les « pousser » outre mesure à produire du lait.

    -    La technologie fromagère : l’AOP fixe bien sûr également des règles à appliquer concernant la transformation du fromage, garantissant là aussi une typicité (durée d’affinage minimale, moulage à la louche, etc.).

    Dans les années à venir, nous n’excluons pas la possibilité de nous faire labelliser Nature & Progrès.


Le pastoralisme, qu'est-ce que c'est ?

Le pastoralisme désigne l'élevage extensif pratiqué sur des pâturages et des parcours, ainsi que la relation interdépendante entre les éleveurs, leurs troupeaux et les milieux exploités. C’est un mode d’élevage parfaitement adapté aux zones de montagne, permettant à l’homme et à l’animal de valoriser un territoire assez rude. Les chèvres apprécient particulièrement les parcours cévenols, avec leur flore typique du maquis (chênes verts, châtaigniers, bruyères, genêts), leur dénivelé, ainsi que le climat méditerranéen (épisodes cévenols mis de côté bien sûr !).

L’élevage extensif tel que nous les pratiquons sur la ferme permet de maintenir des milieux ouverts (landes, maquis, prairies), qui sont très favorables à de nombreuses espèces faunistiques et floristiques. Cela permet également de maintenir des paysages diversifiés. Pour finir, le pastoralisme revêt un intérêt d’utilité publique dans le sud-est, régulièrement frappé par les incendies. En effet, la limitation de la végétation arbustive aux alentours des fermes et des villages diminue la propagation des incendies, surtout dans les zones peu mécanisables de montagne comme on en rencontre beaucoup sur le territoire cévenol, notamment.


La pratique du pastoralisme sur notre ferme

  • Les chèvres au fil des saisons

    Nos chèvres pâturent toute l’année sur nos terres, en notre compagnie (« garde »), ou en « lâcher dirigé ». Elles ne sont pas parquées avec des clôtures, les pentes, les rocailles et les sangliers rendant la réalisation de parcs très difficile.

    Chaque matin nous les emmenons dans une zone de pâture déterminée, en fonction de l’âge des jeunes, ou du stade de gestation des mères, ou bien encore de la saison, des conditions climatiques, de leurs besoins (elles mangent des espèces végétales différentes selon l’époque !), et de l’état de la végétation car nous souhaitons garder des parcours riches et diversifiés au fil des années. Le midi, soit nous les rentrons dans la chèvrerie afin qu’elles ruminent au calme, soit si elles sont loin dans la montagne nous les laissons se reposer sur place. Ensuite elles ressortent après plusieurs heures de repos pour un deuxième repas champêtre en milieu d’après-midi.

  • "Garde" ou "Lâcher dirigé" ?

    Les chèvres peuvent être « gardées », c’est-à-dire que la bergère ou le berger reste avec elles pendant toute la durée du parcours. Avec toutes les tâches à effectuer sur la ferme, même en couple nous devons nous libérer du temps. Mais nous ne souhaitons pas le faire au détriment de nos animaux, ni de la ressource offerte par la flore de nos parcours. C’est pourquoi nous pratiquons également le « lâcher dirigé ». Cela consiste à accompagner les chèvres à un point donné, et ensuite de les laisser se nourrir dans le secteur choisit, sans berger ni chien de troupeau. De cette manière, nous pouvons nous consacrer à la fabrication des fromages, à l’accueil de clients sur la ferme, à l’entretien et aux travaux …à la comptabilité ?!... Ensuite, comme toute journée « normale » de parcours, si elles ne sont pas très loin nous les ramenons sur la ferme pour le repos du midi, ou bien nous les laissons vaquer dans la montagne jusqu’à la fin de journée.

  • Un outil imparable

    Nous les repérons grâce à leurs cloches, mais avec la topographie des lieux, c’est très loin d’être infaillible. C’est pour cette raison que nous avons opté pour un outil qui nous paraît aujourd’hui indispensable, et qui nous permet vraiment de sortir nos chèvres TOUS les jours, sauf épisode cévenol ou cas de force majeure ! Il s’agit d’un petit appareil de géolocalisation que nous accrochons sur le cou d’une chèvre dans une petite sacoche en cuir. Grâce à cet outil, nous pouvons observer leurs déplacements dans la montagne, depuis la ferme, la maison, voir le marché de Saint-André-de-Valborgne (nous ne nous risquons pas au-delà) ! Petit bonus, cela permet de garder une bonne entente de voisinage car les biquettes, comme tout animal adorable mais très têtu, aiment par-dessus-tout braver les interdits et aller se régaler de plantes plus « exotiques » dans les jardins ornementaux. Nous avons également pu éviter quelques petites catastrophes chez nous, certains jours ou ces demoiselles sont rentrées très rapidement à la chèvrerie, et commençaient à grimper partout dans le bâtiment ! Pour finir, et tout simplement, cela nous rassure et nous permet de les lâcher plus sereinement, car notre santé mentale est importante aussi !! ;)

  • Notre bras droit : la chienne de troupeau

    Bonnie est déjà présentée dans une autre rubrique de ce site, mais nous ne pouvions pas parler de parcours sans parler de Bonnie, notre fidèle chienne de troupeau. Nous l'avons adoptée déjà dressée, et déjà âgée. Aujourd'hui elle va sur ses douze ans, mais nous rend des services inestimables au quotidien. Les chèvres nous suivent parfois assidument et même presque amoureusement, mais ça n'est pas le cas tous les jours ! L'intervention de Bonnie permet d'éviter bien des problèmes,ou des pertes de temps. Nous avons tous l'habitude de parcourir ensemble et les chèvres sont habituées à sa présence, et se déplacent généralement dans le calme, guidées par notre chienne.


Contacts

Les Capri'ces des Cévennes
Marine THOMAS & Sébastien DUBOZ
Mas du Fesc
30940 SAINT-ANDRE-DE-VALBORGNE
06.88.01.92.98

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A propos...

Ce site présente notre ferme, localisée au cœur du Parc Naturel National des Cévennes. Nous y élevons des chèvres en pastoralisme, et élaborons du fromage et des yaourts à partir de leur lait en conversion à l'agriculture biologique. Vous retrouverez nos chèvres ainsi que les parrainages, nos autres animaux, la ferme et les alentours, notre gamme de produits, notre éthique, et les chevriers bien sûr ! Bonne visite, et au plaisir de se voir à la ferme !